Réserve ta dernière danse pour Satan : de Nick Tosches (Allia, 140 p., 6,20 €)

Publié le par Patrick Foulhoux

Nick-Tosches-.jpegLe titre de ce livre laisse rêveur. Du Nick Tosches pur sucre. Où il continue de nous raconter les liens étroits entre la mafia et la musique. Il revient longuement sur l’épopée de la chanson “Sally, Go ‘Round the Roses” passée à toutes les sauces et qu’on écoutera différemment dorénavant.

Comme toujours, il démarre en faisant fumer la gomme à partir d’une de ses marottes, le procédé qui consistait à graisser la patte des disc-jockeys radio, on dirait programmateurs aujourd’hui, pour passer votre disque. Et c’est parti mon Nicky. Un des personnages centraux de ce qui était un article au départ avant de devenir ce livre déclare un jour à l’auteur : « Tu sais pourquoi le gouvernement ne contrôlera jamais le monde de la musique ? C’est parce qu’ils pourront jamais comprendre comment ça marche. Et tu sais pourquoi ? Parce que les gens qui bossent dans la musique n’ont jamais compris comment ça marche. »

La signature du contrat avec la Warner pour Moondance de Van Morrison est digne d’une scène  de western. Qui raconte des salades dans cette histoire ? Joe Smith, ex-disc-jockey devenu patron de la Warner, ou l’auteur ? Le premier album pour la Warner n’est pas Moondance, mais Astral Weeks. Sans importance, on ne retiendra que le saut par la fenêtre et les deux albums de Van Morrison sont des classiques qu’importe la légende colportée par ce sacré beau raconteur d’histoires rock’n’roll qu’est Nick Tosches. Le rock’n’roll est le dernier avatar de la conquête de l’ouest et Nick Tosches fait tout pour entretenir la légende. Lui au moins peut se permettre de déclarer : “Les Beatles, cette espèce de groupe de filles idiot avec des organes génitaux mâles…” sans risquer d’être lapidé en place publique. On va monter un club !

 

AA+

Publié dans littérature

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